Appel aux dons

Vous avez dorénavant la possibilité de faire un don pour soutenir l’école, en cliquant sur le bouton « faire un don ».
Nous passons par HelloAsso, un site de paiement français sur internet pour les associations, qui se rémunère uniquement sur la base de « pourboires » libres.

Cet argent a différents objectifs : le plus important, permettre de continuer à faire vivre l’école. Nous n’avons aucun soutien financier. Seuls les frais de scolarité payés par les parents financent le fonctionnement de l’école (le paiement de l’électricité, du chauffage, du loyer, du salaire de l’éducatrice). Nous avons opté pour des frais variables en fonction des revenus des parents, avec une base bien en-dessous de ce qui est pratiqué dans la plupart des écoles Montessori. Ce choix a le grand inconvénient de rendre la survie de l’école très fragile. Nous sollicitons donc le soutien de tous ceux qui souhaitent qu’une autre pédagogie soit accessible dans notre région.

Chacun selon ses moyens. Les petits dons sont aussi importants que les grands. A côté des dépenses mensuelles de fonctionnement, nous avons toujours besoin d’activités supplémentaires ou bien d’activités à remplacer (usure, casse). Nous avons également besoin de financer toutes les petites fournitures du quotidien.

Un grand merci, donc, à tous ceux qui feront un geste.

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Campagne de dons 2024

Depuis janvier, nous avons initié une campagne de dons sur HelloAsso pour récolter des fonds rapidement qui nous permettront d’entamer l’année scolaire 2024-2025 plus sereinement.

Le départ de plusieurs enfants en fin d’année scolaire 2022-2023 et le renouvellement partiel de ces départs a fait fondre notre trésorerie.

Cela a mis en difficulté la pérennité de l’école.

Grâce à un premier élan de générosité, l’école pourra poursuivre jusqu’à la fin du mois de juin.

Toutefois, en fonction des inscriptions pour l’année scolaire 2024-2025, il se peut que nous soyons à nouveau en difficulté fin 2024.

Il nous faut reconstituer une trésorerie qui nous assurera un filet de sécurité en cas de diminution significative d’enfants inscrits dans notre école.

Si vous souhaitez soutenir notre école qui a maintenant plus de 10 ans et qui offre une alternative à l’enseignement traditionnel, n’hésitez pas à cliquer sur le lien suivant :

https://www.helloasso.com/associations/les-infatigables-explorateurs

Merci infiniment par avance.

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Film sur Maria Montessori

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Les ateliers extrascolaires et périscolaires (enfants)

Les ateliers du samedi matin reprennent à partir de samedi 27 janvier, à destination des enfants de 3 à 6 ans.

Il y aura deux autres ateliers les 3 et 10 février.

Nous proposons également des ateliers d’anglais de 16h30 à 17h30 le mardi et le jeudi, à destination des enfants de 5 à 10 ans.

Contactez-nous par mail si vous êtes intéressés.

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Marcher sur la ligne

« […] Nous avons donc pensé à un moyen qui aide les petits enfants à rendre plus sûr l’équilibre de leur personne, et à perfectionner le mouvement fondamental entre tous : la marche.

Une fois dessinée par terre une ligne en forme de longue ellipse (soit à la craie, soit en vernis pour qu’elle dure plus longtemps), on marche en mettant le pied entièrement sur la ligne c’est-à-dire de façon qu’elle semble courir le long de la plante du pied. La disposition exacte du pied est la première chose qu’il faille montrer : la pointe et le talon sont ensemble sur la ligne. En avançant successivement les pieds en cette position, quiconque n’en a pas fait l’expérience a l’impression de tomber. C’est donc un effort à faire, qui conduit à assurer l’équilibre. Dès que l’enfant a assuré sa démarche, on passe à une autre difficulté : les pieds doivent être posés de façon que le talon du pied qu’il vient d’avancer soit en contact avec la pointe de l’autre pied. L’exercice comporte non seulement l’effort pour se tenir en équilibre, mais exige de la part de l’enfant une grande attention pour diriger ses pieds dans la position voulue. C’est une utilisation de l’instinct que nous avons tous constaté chez les enfants de marcher le long d’un tronc d’arbre ou sur une barre quelconque ; et cela explique le grand intérêt que prennent les nôtres à ces exercices sur la ligne.

[…] Nous mettons aujourd’hui dans nos écoles, entre autres objets du matériel établi, un socle supportant de petites bannières différentes et dont les couleurs vives sont attrayantes. Les enfants ont plaisir à les manier. À peine ont-ils dépassé les premières difficultés et atteint leur équilibre, qu’ils peuvent prendre un de ces petits drapeaux, pour peu qu’ils sachent bien le tenir en l’air. S’ils ne contrôlent pas leur bras avec beaucoup d’attention, le petit dapeau s’abaissera peu à peu.

Il leur faut donc partager leur attention entre le contrôle des pieds se posant adroitement sur la ligne, et celui du bras qui soutient le drapeau.

Nous leur apportons les difficultés successives au moyen d’exercices toujours plus minutieux du contrôle des mouvements ; voici maintenant une série de verres contenant un liquide coloré ; le liquide atteint le bord, et il faut marcher en tenant le verre bien droit afin que le liquide ne tombe pas. […]

Nous avons aussi des sonnettes qu’il s’agit de prendre au passage, et de tenir droites et immobiles : il ne faut pas qu’un son résonne en cheminant sur la ligne ; et chaque inattention est dénoncée par la sonnette.

À ce moment, l’intérêt est né ; il pousse à dépasser des difficultés toujours croissantes. L’enfant est lancé dans une gymnastique joyeuse qui lui apporte peu à peu la maîtrise de tous ses mouvements. Sa confiance en lui se mue souvent en une véritable audace ; j’ai vu des enfants tenir à la main plusieurs cubes posés l’un sur l’autre en colonne, et transporter cet appareil tout autour de la pièce sans en rien faire tomber. D’autres se placent des corbeilles sur la tête et avancent avec précaution. » (Pédagogie scientifique, tome 1).

Vous avez compris le principe. Toutes les variantes sont imaginables. Nous avons également une cuiller avec une balle de ping‑pong à l’intérieur, à tenir à la main, voire dans la bouche, ou bien encore un miroir pour marcher en arrière.

Nous sommes pleinement dans le développement du mouvement, de la motricité globale, en complément du matériel qui raffine les gestes et qui s’attache davantage à la motricité fine.

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Places disponibles

Suite à un déménagement, nous avons de nouvelles places disponibles dès maintenant.

Il est tout à fait envisageable de s’inscrire en cours d’année.

Alors, n’hésitez pas à nous contacter si vous êtes intéressés.

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Préinscriptions 2024-2025

Nous ouvrons d’ores et déjà les préinscriptions pour l’année 2024-2025.

Vous pouvez prendre connaissance de la charte, du règlement intérieur et des tarifs 2023-2024 à l’onglet école.

N’hésitez pas à remplir le questionnaire à l’onglet préinscriptions.

Nous pourrons ensuite nous rencontrer pour faire connaissance et répondre à vos éventuelles questions.

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Le mouvement

Le mouvement

Dans les écoles communes, on appelle « gymnastique » une discipline musculaire collective qui tend à faire exécuter les mouvements commandés à l’ensemble de la classe. Il existe également la gymnastique à la palestre, qui est un premier pas vers l’acrobatie.

Les écoliers étant obligés d’avoir une vie sédentaire pour leurs études, maintenus dans une position déterminée par la discipline de la classe, assis, rigides, sur des bancs de bois, ces différentes espèces de mouvements se sont trouvés être utiles pour contrebalancer l’inertie musculaire. La gymnastique a, dans ces conditions, représentée un remède commandé à un mal imposé.

Une des principales tâches pratiques de notre méthode a été de faire pénétrer l’éducation musculaire dans la vie même des enfants, en la reliant à la vie quotidienne ; nous avons ainsi introduit pleinement l’éducation des mouvements dans l’ensemble unique et inséparable de l’éducation de la personne enfantine.

Il serait intéressant d’établir un parallèle entre les exercices musculaires que l’on fait faire communément aux enfants pendant les heures d’éducation physique et l’exercice musculaire nécessité par les divers exercices de vie pratique spontanément choisis et exécutés par nos enfants. On verrait alors qu’il s’agit d’une véritable gymnastique dans laquelle s’exercent tous les muscles dans toutes les parties du corps dans le milieu même où vivent les enfants.

Elle se différencie pourtant des exercices communs de la gymnastique : c’est que les exercices de vie pratique ont tous un but intelligent attrayant, à l’époque de la formation et du perfectionnement de la coordination musculaire.

Non seulement cela explique le succès de ces exercices auprès des enfants, mais cela fait sauter aux yeux leur valeur formatrice.

On atteint, grâce à eux, une coordination des muscles entre eux, en même temps qu’ils aident l’enfant à créer cette coordination d’après le guide et sous le commandement de l’intel- ligence.

Rouler un tapis, brosser une paire de souliers, laver une petite cuvette ou un plancher, mettre le couvert, ouvrir et fermer des tiroirs, des portes ou des fenêtres, mettre en ordre une chambre, ordonner les sièges, tirer un rideau, transporter un meuble, etc., sont des exercices où tout le corps est en mouvement, et où le mouvement s’exerce et se perfectionne peu à peu. L’enfant apprend aussi à mouvoir bras et mains, à fortifier ses muscles, plus que par la gymnastique ordinaire. Il ne faudrait toutefois pas considérer les exercices de vie pratique comme une simple gymnastique musculaire : ils constituent un travail. C’est le travail des muscles qui agissent sans se fatiguer, parce que l’intérêt est ranimé à chaque mouvement par la variété.

Les objets qui servent pour la vie pratique n’ont pas une détermination scientifique : ce sont ceux que l’enfant voit employer dans la maison de son père, construits pourtant spécialement dans les proportions adaptées au petit homme. Leur quantité n’est pas fixée par la méthode, mais dépendant des possibilités de l’école, et surtout du temps que l’enfant y passe durant la journée.

Entre autres objets qui exercent les enfants à analyser leurs mouvements, il y a les cadres de laçage : un cadre de bois portant deux rectangles d’étoffe, qui peuvent s’unir. Chaque cadre présente une possibilité différente de fermeture : boutons, ganses, lacets, nœuds, agrafes, fermetures automatiques, etc. Ces objets développent l’habileté des gestes nécessaires à s’habiller ; les deux morceaux d’étoffe doivent d’abord être juxtaposés de façon qu’aux deux parties correspondent réciproquement les oeillets dans lesquels s’enfile un lacet, les boutonnières et les boutons, les rubans à nouer, etc. Cela nécessite des manœuvres différentes, et suffisamment complexes pour pouvoir faire distinguer à l’enfant ses gestes successifs qui doivent être au complet avant de procéder à une autre opération, par exemple – le bouton doit être tenu d’une main, tandis que l’autre tire la boutonnière de façon qu’elle rejoigne le bouton mis en place ; puis le bouton passe ; et ensuite on le replace horizontalement. Après que la maîtresse a montré avec exactitude la façon de procéder, l’enfant continue à essayer et à réessayer, boutonnant et déboutonnant jusqu’à ce qu’il ait acquis habileté et souplesse.

(Pédagogie scientifique, tome 1, Maria Montessori).

Même si les exemples datent un peu, la démarche reste parfaitement d’actualité.

J’ajoute qu’au-delà du raffinement et du perfectionnement du mouvement, les activités de vie pratique développent l’adaptation à l’environnement, l’autonomie et l’indépendance, la volonté et la concentration, ainsi que la confiance en soi.

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L’esprit absorbant

Comme le fait remarquer Maria Montessori dans ses ouvrages, le petit enfant apprend par lui-même le langage de ceux qui l’élèvent, tout comme il apprend la station debout et la marche, sans que dans un cas comme dans l’autre, les adultes aient besoin de lui expliquer comment faire.

Ce sont des caractéristiques de l’être humain que le petit enfant acquiert naturellement, par l’expérience de son environnement.

Maria Montessori appelle cette capacité exceptionnelle, qui s’atténue avec l’âge, « l’esprit absorbant ». L’enfant absorbe son environnement. Il s’agit d’une activité psychique plus qu’intellectuelle. Ce qu’il intègre suit ses lois naturelles de développement qui le poussent à devenir un être de plus en plus indépendant.

Quand son organisme est prêt à digérer autre chose que du lait, il s’affranchit d’une dépendance. Quand ses membres sont assez ossaturés pour la station debout et la marche, il s’affranchit d’une autre dépendance. Lorsqu’il est capable de construire des phrases et de dire ce qu’il veut et ne veut pas, il s’affranchit encore d’une dépendance.

Cette capacité à faire siennes les caractéristiques de son environnement, ces tentatives d’imitation, sont désormais regardées sous l’angle des neurones miroirs, qui s’activent lorsque nous regardons quelqu’un réaliser une action simple. C’est en faisant que nous apprenons à faire, mais pas seulement. C’est également en observant. Et l’enfant observe beaucoup ce qui l’entoure.

Finalement, l’ensemble de ses apprentissages jusqu’à 6 ans, suit le même chemin. L’enfant est un explorateur curieux et infatigable…

Notre rôle en tant qu’éducateur (à l’école comme à la maison) n’est autre que celui d’un accompagnateur attentif et bienveillant. Nous mettons à sa disposition un environnement qui lui permet de développer ses compétences selon ses aptitudes et ses intérêts, dans lequel il peut absorber tout ce qui le construit, et avec le moins d’intervention possible de notre part. Nous sommes présents lorsque cela s’avère nécessaire et nous disparaissons dans l’ombre lorsque l’enfant n’a pas besoin de notre aide.

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Avoir raison avec Maria Montessori (France Culture)

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-avoir-raison-avec-maria-montessori?fbclid=IwAR3gCFIh99uiLVTGxZicJSFQkwfuD1t8JIKrkKyw7liinB7WIx0fD9QSgMg

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La transition avec le système classique

On nous demande souvent si la transition entre la pédagogie Montessori et le « système classique » de l’Éducation nationale pose problème aux enfants, en particulier pour le passage au collège.

Avoir suivi la pédagogie Montessori présente, dans ce contexte, à la fois des avantages et des inconvénients.

L’inconvénient « majeur » est que les enfants qui quittent une école Montessori pour le « système classique » ne sont pas habitués à la démarche « scolaire » consistant à se focaliser sur un unique sujet imposé.

L’avantage « majeur » est que ces mêmes enfants, ayant développé leur autonomie, disposent d’outils qui leur permettent de s’adapter plus aisément à de nouvelles contraintes. Ainsi, il n’est pas rare qu’ils se présentent au poste de délégué au collège. Ils souhaitent en effet peser sur les décisions qu’ils subissent, et faire changer ce qui leur semble dysfonctionner.

Évidemment, dans tous les cas, cela dépend grandement de la personnalité des enfants et de leurs facilités ou difficultés d’apprentissage.

Encore une fois, la pédagogie Montessori n’est pas une baguette magique. Elle propose des ressources qui permettent aux enfants d’appréhender, à leur rythme et selon leurs prédispositions, les taches qui sont les leurs en tant qu’élèves. Cela ne gomme pas leurs difficultés mais peut les aider à les surmonter.

Ces ressources, ce sont aux enfants de se les approprier. Ce sont eux les acteurs de leurs apprentissages.

En outre, n’oublions pas qu’en tout état de cause, la transition entre l’école primaire et le collège reste une étape difficile, quelle que soit la pédagogie suivie par les enfants, qui requiert un temps d’adaptation plus ou moins long.

À ce titre, il semble légitime de s’interroger sur la pertinence d’inscrire ses enfants dans le système classique avant le collège, par exemple en CM2.

De notre point de vue, cette solution est à réserver à des situations bien particulières.

La plupart du temps, nous estimons que l’environnement Montessori, permettant aux enfants de développer leur confiance en eux, la gestion autonome de leurs apprentissages, autant que leurs compétences et connaissances, est toujours préférable à un passage prématuré au système classique.

Concernant le programme, il y a bien sûr des différences entre les acquis « scolaires » d’enfants issus de systèmes différents. Cependant, ces différences ont assez peu d’impact sur leur capacité à suivre les apprentissages du collège.

Enfin, dans notre école, nous proposons aux enfants qui s’apprêtent à rejoindre le système classique des devoirs ou des exercices, de type « scolaire », avec une note indicative, afin de les préparer au fonctionnement auquel ils seront confrontés.

En conclusion, nous croyons véritablement que les enfants ont la faculté de s’adapter naturellement, soutenus par leurs parents, à ces nouvelles situations. Faisons-leur confiance.

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